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CONSERVATION PRÉVENTIVE

CONSERVATION CURATIVE

RESTAURATION

DÉONTOLOGIE

DÉONTOLOGIE

PRÉSERVER LE PATRIMOINE

Le patrimoine est constitué des objets auxquels la société attribue une valeur artistique, historique, documentaire, esthétique, scientifique ou religieuse particulière. Ces objets, dont la valeur ne peut se réduire à leur valeur marchande, sont appelés « biens culturels ». Les professionnels du CRRCOA ont la responsabilité des biens culturels qui leur sont confiés.

Le restaurateur a pour mission la lisibilité et la conservation à long terme des œuvres d’art, au regard de leur signification esthétique et historique et de leur intégrité physique. Son intervention nécessite une connaissance approfondie de l’objet et une mise en œuvre des traitements efficaces et réversibles, dans le respect des matériaux originaux.

Chaque œuvre d’art est unique. Intervenir sur l’une d’elles relève d’une prise de conscience. Après l’examen diagnostique qui consiste en une détermination des matériaux constitutifs et de l’état de conservation du bien culturel, une identification de ses altérations, de leur nature et de leur étendue, une évaluation des causes des dégradations, une détermination du type et de l’étendue de l’intervention nécessaire à sa préservation, le restaurateur propose les travaux à réaliser et choisit, en concertation avec le demandeur, le niveau d’intervention le plus adéquat.

TROIS NIVEAUX D' INTERVENTION

LA CONSERVATION PRÉVENTIVE


Elle consiste en une action indirecte sur le bien culturel. La conservation préventive comprend l’étude des conditions de conservation de l’objet, son environnement climatique et sanitaire (relevé de température et d’humidité relative, recherche d’attaques d’insectes xylophages, recherche des développements fongiques ou de végétaux), ses différents lieux de conservation, son histoire, ses expositions…
S’en suit un premier bilan sanitaire préconisant un certain nombre de mesures à mettre en œuvre afin d’éviter les détériorations et prévenir les risques d’altération de l’objet en créant les conditions optimales de préservation compatibles avec son usage social. Parmi ces conseils, on retrouve des actions à mener sur l’environnement (retrait de végétaux autour des édifices, isolation ou au contraire création d’aération, ventilation), sur le climat et la température (baisser les chauffages, humidifier l’atmosphère…) et sur l’entretien général (dépoussiérage, nettoyage régulier).
Fort de ses années d’expérience, le CRRCOA exerce un rôle primordial de conseils et d’expertise dans le domaine de la conservation préventive au sein des musées de France, mais aussi d’églises et d’autres édifices. Il participe à des missions d’évaluation et de suivi de collections. Il crée ou améliore les conditions de conservation dans les réserves de musées. Il forme et encadre les personnels compétents, rédige des cahiers des charges et des études préalables. A cette fin, sont utilisés des appareils comme des thermos-hygromètres enregistreurs pour contrôler le climat, des psychromètres pour mesurer l’humidité relative et la température et des capteurs miniaturisés pour la gestion de la température et de l’humidité relative.
La conservation préventive est à la base de toute démarche de conservation ou de restauration du patrimoine. Elle s’exerce aussi lors de la manipulation, l’utilisation, le transport, le conditionnement, le stockage et l’exposition des biens culturels. Un environnement sain et stable est le meilleur allié d’une bonne conservation des œuvres d’art dans le temps.

LA CONSERVATION CURATIVE

La conservation curative est une intervention directe sur le bien culturel dans le but d’en stopper le processus d’altération. Eradiquer les insectes, neutraliser les moisissures, consolider les bois affaiblis, recoller les soulèvements de polychromie font partie des opérations à réaliser en premier chef. Il en va de la survie de l’œuvre d’art et bien souvent l’urgence est de mise.
Lors de la prise en charge d’une œuvre d’art, un constat d’état des altérations de l’œuvre est réalisé afin de bien cibler les interventions à mener et leurs limites. Ensuite est décidé soit une opération de conservation curative stricte soit une opération de restauration plus complète.
Les observations générales avant traitement sont multiples. Elles peuvent être rapides (contrôle visuel) ou plus détaillées (observation au binoculaire). Elles permettent d’identifier les matériaux et les techniques employées, les altérations, les anciennes interventions etc…
Ce constat d’état préalable permet aussi d’appréhender les conditions climatiques et d’exposition des objets d’art, leur mode de fixation, les restaurations antérieures ainsi que le contexte historique dans lequel elles s’inscrivent.

LA RESTAURATION

La restauration proprement dite, consiste à intervenir directement sur des biens culturels endommagés ou détériorés dans le but d’en faciliter la lecture tout en respectant autant que possible leur intégrité esthétique, historique et physique.
Elle comprend des interventions de nettoyage approfondi, de réfection d’éléments manquants ou enlèvement de rajouts, de renforts structurels et de compléments.
La recherche
Le conservateur-restaurateur est un spécialiste qualifié dont les compétences sont acquises par l’obtention d’un diplôme d’Etat et par une expérience professionnelle solide.
Se former tout au long de sa carrière afin de rester ouvert aux nouvelles techniques est un devoir du restaurateur-conservateur. C’est pourquoi le CRRCOA s’engage également dans la mission de formation auprès de différents publics. Il organise des conférences pour des publics avertis (association de conservateurs, amis de musées…), des interventions dans des colloques spécialisés, il publie régulièrement des articles dans des revues spécialisées (CoRé, TECHNE, Documentation Française, catalogues d’exposition ….) et dispense des cours pour des établissements universitaires (Institut National du Patrimoine, section restauration de l’Ecole des Beaux Arts de Tours, Master de Conservation Préventive de Paris I Panthéon Sorbonne et Belgrade, Ecole du Louvre, LP METI de Besançon).

Dans une démarche de respect des hommes et de l’environnement, le Centre utilise des produits limitant le dégagement de CO2.